Le cas de la petite robe blanche

Certains vêtements, aussi fashion ou beaux soit-ils, n’en restent pas moins difficiles à porter dans la vraie vie. Et par vraie vie j’entends celle où la tenue du jour n’est pas décidé en fonction d’une séance photo et où les chaussures doivent réellement nous servir à marcher, et pas uniquement à poser sous les flash. La vie où instagram n’a aucune influence sur nos choix vestimentaire, la vie ou le choix de notre tenue n’est dicté que par les circonstances et la météo et pas un challenge chaque matin, seule face aux dressing, une poignée de cheveux arrachés dans une main, l’autre qui compulse frénétiquement les piles de fringues et l’esprit qui carbure à mille à l’heure pendant que la voix râle « j’ai riiiieeeen à me meeettreee !! » (sur le ton despéré de John Snow quand il annonce que l’hiver arrive !)

Dans cet ensemble de vêtements casse-gueule, qui ne s’adaptent pas aussi facilement qu’on veut nous le faire croire à la vie professionnelle, on peut retrouver pèle mêle : la salopette, le total look jean – qui sent le friday wear à des kilomètres à la ronde, les sandales et la petite robe blanche. Dans mon esprit quelque peu étriqué j’ai tendance à associer ses vêtements au vacances, au soleil et au sable dans les cheveux et nettement moins au silence feutré des bureaux parisiens. Mais allez savoir, mon esprit modesque n’est peut-être pas aussi ouvert que je ne veux bien vous le faire croire ! Du coup je reserve ces pièces pour mes vacances qui sont ENFIN là !

robe blanche 1 robe blanche 2 robe blanche 3 robe blanche 4 robe blanche 5- Mango Dress II Lulu’s Shoes II Gerard Darel Bag -

Blanche comme neige

Cette année, plus encore que la nature j’ai décidé de respecter ma peau. Les magazines féminins ont beau tous les ans nous bassiner de conseils plus ou moins probants sur les meilleures façons de bronzer avant l’heure et de se protéger des UV je n’en fais qu’à ma tête. Chaque année je m’enduis d’huile – solaire – avant les journées à la plage sous le prétexte que « la peau c’est comme un steak, ça cuit mieux avec de l’huile » : raisonnement quelque peu tiré par les cheveux pour une fille qui préfère sa viande bleue et cuite sans la moindre goutte de gras.

De fait, cet été j’ai laissé le monoï au fond de ma valise et j’ai résilié mon abonnement aux cabines UV. Je vous dirai dans 40 ans si ce comportement m’aura épargné de rider comme une vieille pomme, en attendant, la seule constatation que je puisse faire c’est que je suis blanche comme la neige et que ma peau jure cruellement avec celle des locaux.

Heureusement que ma classe et mon charme naturel ma nouvelle combi short et mon beau sac de plage me permette d’assumer cette pâleur sans rougir – même si cela ne serait pas une si mauvaise chose que ça ! Je poste cet article et je vais faire une cure de carotène pour apporter un peu de couleur à mes prochains looks !

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This year, even more than the nature I decided to respect my skin. Women’s magazines, every year give us more or less conclusive advice on the best ways to tan before time and protect us against UV but I never follow all this great – or not – advices. Every year I smear oil – Solar – before days on the beach under the pretext that « the skin is like a steak, cooked it better with oil » a strange idea for a girl who prefers her meat blue and cooked without even a drop of oil.

In fact, this summer I left monoï in my suitcase and I canceled my subscription to UV booths. I’ll tell you in 40 years if this behavior has spared me to ride like an old apple, meanwhile, the mere finding that I can make is that I’m white as snow and my skin cruelly clashes with the locals one . Fortunately my class and my natural charm my new denim overall and my beautiful beach bag allows me to assume this without blushing- even if this would not be a bad thing as that! I post this article and I’ll make a carotene cure to bring a little color to my future looks!

combi short zara 1 combi short zara 2 combi short zara 3 combi short zara 4 combi short zara 5 combi short zara 6- Overall Zara II Shoes Lulu’s II Bag Allee du Foulard II Sunnies Rayban -

Long legs story

Dans la vie je considère que j’ai globalement beaucoup de chance. J’ai réussi mes études : je ne sors pas de HEC mais je suis assez satisfaite de mon master de communication, obtenu en cinq ans tout rond, et des quelques lignes de stage qui remplissent assez bien mon cv sans que je n’ai besoin d’inventer quoi que ce soit pour le bricoler (je suis assez fière d’avoir fait disparaitre la ligne loisirs : natation qui me servait il y a quelques années à remplumer mon cv). J’ai un toit pour m’abriter, moi, mes chaussures et mes sacs à main. Un palace de 12metres carré –enfin presque- sous les toits de paris dans lequel il n’y a ni rats, ni trous au plafond et dans lequel je peux profiter d’une vue plutôt sympa sur toute la capitale. Petit plus j’ai la chance d’être desservie par près de 4 lignes de métro et de me situer dans un quartier qu’un bon agent immobilier qualifierait de « proche commerces ».

J’ai aussi la chance d’avoir une grande et belle famille – oui belle synonyme de jolie, avec qui la nature n’a pas été ingrate – et des parents qui ne m’ont pas trop martyrisés pendant mon enfance – excepté l’unique jour où maman à cuisiné des céleris… j’en suis encore toute traumatisée – à part ça j’ai eu des cadeaux à chaque noël et ai bénéficié d’une certaine tolérance quant à mes nombreuses absences injustifiées en cours de philosophie. Des parents parfaits en somme.

Des bonnes fées se sont sans aucun doute penchées sur mon berceau pour me donner tant de chance… alors pourquoi se sont-elles arrêtées en si bon chemin… qui a oublié d’inviter cette bonne fée : celle qui vous donne des grandes et longues jambes ? Qui ?

robe en cuir 2. robe en cuir 2 robe en cuir 6 robe en cuir 7. robe en cuir 7- Pull & Bear dress II Topshop Socks II Converses Shoes -

credit photo : Albane de C.

La disparition

J’ai toujours aimé passé beaucoup de temps à regarder les blogs des autres. Pour leur style mais pas que. J’aime entrer dans ces univers différents. Non pas que je sois atteinte de curiosité malsaine mais j’aime découvrir la vie des gens, la raison de tel ou tel choix vestimentaire (des chaussettes dans les sandales ça mérite une justification écrite et signée par exemple !) ou encore un trait d’humour ou d’humeur sur un sujet plus ou moins d’actualité allant de « pour ou contre le quinoa au petit déjeuner » à des sujets plus sensibles comme «Kate Middelton et le retour du collant chair ». Seulement voilà, en ce moment j’ai de plus en plus de difficulté à rassasier ma faim de lecture sur la blogosphère. A croire que les photos ont entièrement balayées les mots. Que la mode se suffit désormais à elle-même et que l’écriture n’a plus rien à lui apporter.

Je déplore un peu cette disparition du texte sur de plus en plus de blog. La faute aux bloggeurs ou aux lecteurs ? Je me demande par exemple parfois si mes lecteurs lisent vraiment ce que je passe du temps à écrire, à tourner et retourner afin d’obtenir la meilleure tournure de phrase ou si elles/ils se contentent de faire tourner la molette de la souris jusqu’à la dernière image avant de zapper. Car effectivement, s’ils n’y a plus de lecteurs, cela ne vaut peut-être plus la peine d’allier la légende à l’illustration. Mais s’ils en restent alors les filles, reprenez vos plumes s’il vous plait ! Nul besoin de sortir d’une formation littéraire pour taper quelques mots sur un clavier.

Je suis peut-être un peu trop accroché à mon dictionnaire – quoique le monceau de fautes d’orthographes qui polluent mes post insinue le contraire – mais un blog n’est-ce pas un carnet, un journal en ligne ?

Sur ces quelques réflexions je vous laisse sur une touche moins littéraire un plus poétique grâce à ce look en toute simplicité qui met en valeur ma nouvelle paire de baskets Gola dont je ne me lasse plus !

baskets gola 1 baskets gola 2 baskets gola 3 baskets gola 4 baskets gola 5 baskets gola 6 baskets gola 7- Robe Zara II Baskets Gola -

Credit photos : Albane de C. II Plus de photos ICI