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plus loin que la nuit et le jour

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    ET POURTANT…

    Dans la vie de manière générale je ne suis pas particulièrement quelqu’un de flemmard. Mais il faut bien reconnaître que pour certaines taches mon énergie ne dépasse même pas celle d’un mollusque sous sédatif : en gros pour tout ce qui concerne toutes les démarches administratives confondues, du simple fait de mettre une lettre à la poste à la mise à jour de tous mes dossiers CAF / Mutuelle et tutti quanti, le sport et le permis. Là, vous pouvez chercher il n’y a personne. Pas une once de motivation ! Ce n’est même pas que je procrastine, parce que dans la notion de procrastination il y a quand même une ombre d’espoir, un truc qui ressemble à « demain, peut-être ». Chez moi ni demain, ni peut-être. Juste un vaste vide intersidéral, une absence totale de bonne volonté.

    Et pourtant….

    Et pourtant j’ai bien senti que quelque chose changeait ce week-end. Ça a commencé dimanche matin, lendemain de soirée, mascara sec sur les joues, assiette de pâtes sale sur la table de nuit. A priori j’étais tout sauf dans l’état de faire quelque chose de productif. Et pourtant… pourtant je me suis levée, et au lieu de larver sur mon canapé devant une série romantico-gelatineuse d’adolescente pré-pubère ( mes préférées ) je suis partie au supermarché. Pas pour acheter une pizza bien grasse dans le but d’absorber les excès de la veille, oh non ! Pour acheter des ampoules. Ça m’a vraiment pris comme ça et je n’ai pas du tout compris mais j’ai ressenti comme une envie irrépressible d’enfin réparer toutes les lampes cassées de mon appartement. Envie qui ne m’avait encore jamais effleurée ces 6 derniers mois d’hiver quand j’étais obligée d’allumer tout plein de bougies pour ne pas me cogner dans les murs dès 5 heures du soir.

    Cet événement aurait pu rester complètement isolé si je ne m’étais pas réveillée le lendemain matin avec cette même énergie sortie de nulle part. Franchement moi-même j’étais surprise quand l’idée de faire du sport a germé dans mon cerveau. FAIRE DU SPORT ! Non pas que je n’aime pas me dépenser, je marche tous les jours plus de 10 kilomètres, c’est le fait que là je me suis dit « Tiens je vais me faire une demi heure de muscu ». Et je ne me suis pas contentée de le penser, je l’ai fait.

    A ce stade là je pense que quelqu’un m’a jeté un sort sans que je m’en rende compte, c’est l’explication la plus rationnelle que j’ai trouvé pour justifier le fait que j’ai passé le reste de la matinée à : mettre à jour mon dossier pour la mutuelle, appeler la CAF et supporter les 25 minutes d’attente – musique bien relou en option, mais bon à 6 centimes d’euros la minute d’attente on ne peut pas s’attendre à la playlist du siècle – tout ça en répondant à mes mails, en mettant à jour mon profil sur Linkedin et en mettant de l’ordre dans tous mes papiers administratifs qui prennent la poussière derrière le miroir de ma console.

    Je suis encore en état de choc à l’idée d’avoir réussi à faire en l’espace de moins de 24 heures tout ce que je me refusais à faire depuis plus de 6 mois, et là en plus au moment où j’écris j’ai carrément prévu de cuisiner pour le déjeuner au lieu de me contenter de mes tartines de beurre ( salé, of course ! ) qui constitue la base de mon alimentation depuis quelques semaines.

    Si ça continu je risque de devenir une version de moi-même beaucoup trop améliorée et je ne serai plus comment me prendre, un peu comme quand Word fait une mise à jour censée devenir vachement mieux que l’ancienne mais que je reste complètement perdue pendant des mois le temps de la prise en main… alors faite que je retourne bien vite à mon état normal !

    Pull Bash || Chemise Grace & Mila || Jean Reiko || Sandales Zara

    Crédit photos : Raphaëlle Leboeuf

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