HOME SWEET HOME – ROOM TOUR #1

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours vu ma mère retaper des vieux fauteuils, encadrer des gravures, coudre des rideaux.

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours vu mon père chiner de vieux meubles, construire des étagères, ramener des objets de l’étranger, faire du bricolage dans chacune des pièces de la maison.

Et ce, tous les deux ans, à chacun de nos déménagements. A chaque nouveau logement nous avons repeint des murs, changé des meubles ou tout simplement l’agencement des pièces.

J’imagine que cela m’a formaté toute petite à aimer la décoration. Car quand on change de maison ou d’appartement aussi souvent que cela m’est arrivé, l’aménagement intérieur est la première étape et la plus importante pour se réapproprier un nouvel environnement.

Seulement le bon goût n’est pas nécessairement transmis dans le patrimoine génétique. Et avant d’aimer ce que j’aime aujourd’hui je suis aussi passée par des phases plus obscures, comme quand enfant je rêvais d’une frise « Roi lion » dans ma chambre, ou quand ado j’avais retapissé l’intégralité de mes murs de publicités découpées dans les magazines.

Et puis j’ai commencé à traîner moi aussi dans les brocantes, les vides greniers, à tendre la main vers un Elle déco plutôt qu’un Public dans les salles d’attentes. J’ai aussi commencé à voir beaucoup de très beaux appartements lors de mes baby-sittings dans les beaux quartiers de paris. Ça plus ça, j’ai commencé à mieux apprécier le design d’une table basse ou une composition murale et à comprendre qu’un beau fauteuil peut valoir toutes les chaussures de la terre, surtout s’il club et en cuir.

Seulement mon précédent logement rien-qu’à-moi était une chambre de bonne, meublée. Et quand je dis meublé j’entends composée de plusieurs meubles de premières nécessité, tous dépareillés, et d’un espace tellement petit qu’il était dur d’y faire tenir quoi que ce soit de superflu. J’ai évidemment bien tenté de personnaliser l’espace mais je n’ai jamais été totalement convaincue, à cause de ce lino gondolé, de cette douche au milieu de la pièce et de cette affreuse armoire couleur faux bois.

Alors je me suis promis, que le prochain logement serait le bon. Celui dans lequel je pourrais enfin exprimer ma « créativité », celui qui aurait des murs blancs, un parquet ancien et une cuisine séparée de la chambre.

J’ai trouvé mon bonheur début décembre et depuis je pense ne jamais avoir dépensé autant d’argent en ameublement – et aussi peu en vêtements du coup !

Cet appartement était aussi un meublé, mais pourvue d’une cave pour abriter tout ce que je n’ai pas voulu garder. L’espace libéré m’a permis de tout remplacer par mes propres meubles, majoritairement trouvé sur showroom privé.

Je n’ai gardé que le bureau, le meuble télé, le canapé lit et la commode à côté. Tout le reste a été ajouté, monté, et démonté aussi, car même si j’adore le bricolage j’ai toujours des petites difficultés à comprendre dans quel sens visser toutes les planches.

Il m’aura fallu presque trois mois pour mettre le dernier coup de tournevis, mais je suis contente, ça valait le coup d’attendre !

Bon, maintenant direction la « visite ».

L’escabeau contre le mur vient de chez Ikea, au départ il était couleur bois mais je l’ai repeint comme la plupart des meubles ikea que j’ai pu acheté dans ma vie. Ce jour là il était contre le mur mais habituellement il est plutôt prés du placard pour m’aider à attraper les jeans que j’ai eu la bonne idée de ranger sur la dernière étagère… beaucoup trop haute pour moi !

Pour les cactus j’ai repeint les pots en noir et doré.

Les coussins étalés un peu partout sur le canapé, les fauteuils et les chaises viennent majoritairement de chez H&M home, sauf ceux en fausse fourrure qui viennent de chez Madura.

Pareil pour les bougies, la plupart ont été ramenées de Londres à l’époque où il n’y avait pas encore de H&M home en France et où je profitais de mes aller-retours outre-manche pour dévaliser le magasin d’Oxford Street. Il y a aussi ma Diptyque pour laquelle j’avais cassé mon budget d’étudiante et que j’ai jamais allumé depuis, et mes Durance que pour le coup je consomme en sur-nombre.

Dans cet appartement j’ai décidé de ne rien accrocher aux murs pour m’épargner les horribles taches du au soleil le jour où on a le malheur de changer la disposition des cadres. Je l’ai donc tous posés sur mes commodes.

La grande affiche en filaire de Paris vient du site les Raffineurs. Les cartes Vogue viennent de la boutique d’une exposition à l’hôtel de Ville il y a quelques années et les gravures Paris et New York viennent d’un marchant ambulants de Central Park, mais j’imagine qu’on en trouve des similaires sur les quais de Seine. Le tout a été encadré par ma Maman, c’est tout de suite plus classe que de coller des cartes à la pâte à fixe sur les murs.

Pour cacher toutes ces choses nécessaires mais moches j’ai choisi de tout planquer dans des grands paniers en osier et ai ajouté des plaids et des coussins en fausse fourrure pour cacher par exemple la partie de ma bibliothèque composée de livres à la tranche multicolores. Je suis un tout petit peu maniaque…

Dans le meuble télé le réveil est un vintage, trouvé par mon père à la grande braderie de Lille sur la base d’un dessin que je lui avais fait. Il ne vaut certainement pas grand-chose financièrement mais le geste et les recherches de mon père dans tous les stands bondés lui donne tout de suite beaucoup plus de valeur.

J’ai mis toutes mes plantes dans des sacs Chanel pour 1- éviter qu’elles ne me mettent de la terre partout ( je préfère le rangement que le ménage ) 2 – Pour ne pas qu’on voit les pots d’origines.

La boîte à bijoux vient de maison du monde et ne contient qu’une toute petite partie de ma collection… le reste étant caché dans les tiroirs en dessous. Les bougies finies ont été recyclées en vide poche pour les pièces rouges et les clés !

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1 Comment

  • Reply Romane

    J’adore ces petits aperçus de ta déco 😉
    Tu m’ad bien fait rire, avec tes murs tapissés de feuilles de magazines puisque j’ai eu la même période en primaire quand j’étais fan de Lorie, pas très glorieux donc…
    À bientôt

    12 février 2017 at 6:29
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