UNE HISTOIRE DE TAXI

Avant d’arriver à Paris je considérais le fait de prendre le taxi comme un luxe suprême.

Du coup la première fois que j’ai pris le taxi à Paris j’étais un peu comme une dingue. Je descendais les champs Elysés illuminés. Je crois me souvenir avoir pris une photo et l’avoir posté sur facebook. J’assimilais vraiment le fait de prendre un taxi à un truc de fou comme de boire une coupe de champagne tout en haut de la tour Eiffel : j’ai toujours eu une échelle de valeur bien à moi.

Par la suite j’ai pris le taxi bien souvent et comme pour tout je me suis habituée.

On s’habitue à tout mon ange, c’est la loi de la nature. ( J’avais envie de la caser celle là !)

C’est quand je me suis habituée que les choses ont commencés à dérailler. La première fois c’était dans un de ces taxis qui accroche des sapins odeur « vanille » à leur rétroviseur. Qu’on se le dise : ces sapins censés assainir les intérieurs : ils puent, ils puent tellement qu’ils filent la nausée. Zéro degrés dehors, fenêtre grand ouverte sur le periph j’ai commencé à regretter les strapontins du métro.

La deuxième fois c’est le jour ou le mec c’est tout simplement perdu en laissant le compteur tourner. Et moi derrière qui hésite entre sortir et finir à pied ou être mal-aimable… et comme chaque fois que j’ai le choix entre deux options, j’ai choisi la 3eme, je n’ai rien dit et j’ai payé. #victime

La troisième fois, c’était avant l’arrivée de Uber, j’ai passé une heure dans le froid a attendre qu’un taxi daigne passer à la borne. Quand il est arrivé je me suis fais méchamment doublé pour une bande de mecs passablement avinés. Très en colère je me dis que cette fois je vais me faire entendre… seulement ne sortent de ma bouche que des mots très policés sur un ton de voix que je ne me connais pas « excusez moi, mais il me semblerait, si je ne me trompe pas, que j’étais la avant si ça ne vous dérange pas de… ». Ça les dérangeaient. Et je suis rentrée à pied. De grand boulevard à vaugirard. Dans le froid. Seule, solitaire et esseulée.

Il y a aussi eu les courses que j’ai payé sans les avoir prises, les chauffeurs qui me demandaient de les guider parce que leur GPS était en panne, ceux qui m’ont lâchés à 500 mètres de la destination parce qu’une autre course les attendaient, ceux qui m’ont déposés à la bonne adresse mais pas dans la bonne ville et ceux qui refusaient de me prendre parce que j’avais l’air trop mal « mais en même temps monsieur c’est pour ça que je vous ai appelés, parce que je me sens trop mal et que je doute de mes capacités à me traîner jusqu’au métro, mais je comprends que vous préfériez me laisser la plutôt que de prendre le risque de salir vos belles banquettes. Non vraiment je comprends« .

Parfois je me dis que de devrais au choix prendre parfois le parti d’élever la voix (le client n’est il pas censé être roi ?) ou bouder ce type de transport. Mais comme chaque fois que j’ai deux choix…

J’ai choisi de continuer à me payer ce petit luxe, pour le seul plaisir d’avoir de quoi écrire !

– Robe Zaful II Veste The Kooples II Espadrilles Castaner II Panier en osier La redoute –

Crédit photo : Beaauuu Paris

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