J’AI CROISE UNE VIEILLE COPINE

C’était un mercredi matin. Je n’étais pas encore tout à fait remise du début de la semaine et déja fatiguée par la fin.

J’étais là sur le quai du métro quand je l’ai croisé. Une vieille copine de lycée. Je dis vieille parce que même si j’ai toujours 16 ans dans ma tête je suis bien obligée d’admettre que dans les faits ce n’est plus vraiment le cas. Elle est donc là, cette vieille copine de lycée, ni tout à fait une amie mais quand même plus qu’une connaissance. La fille à qui je parlais dans les couloirs et qui a du me prêter ses cours une fois ou deux quand j’étais malade. Enfin plutôt une que deux vu qu’au lycée je n’étais jamais malade. Enfin en tout cas jamais absente, mes parents faisant parti de ces gens qui pensent que tant que tu peux respirer tu peux aller en cours.

Donc bref je la vois, elle me voit, je lui souris et elle me sourit et tout en me souriant elle s’avance vers moi. Et elle me parle. Malgré mon casque sur les oreilles, mes cernes et ma gueule de « Je-n’ai-pas-encore-bu-mon-café-merci-de-ne pas-me-parler. »

Elle me demande des nouvelles : si j’aime toujours autant la natation alors que ça fait bien 8 ans que j’ai arrêté et que je n’ai jamais aimé et si je suis devenue prof d’histoire finalement. Me rappelant ainsi que c’est bien à ça que je tendais avant de découvrir la galère d’admission post-bac, la mode et les réseaux sociaux.

Elle me demande comment je vais et où j’habite et si je suis toujours pote avec cette fille qui ne mettait jamais de manteaux même sous la neige et me dis que tiens c’est drôle qu’on ne se soit jamais vu alors qu’on prend le même métro tous les matins. Je lui dis que oui c’est fou mais pas tant vu qu’en fait aujourd’hui mon réveil n’a pas sonné et que je suis donc en retard de 30 Minutes sur mon timing habituel. Je dis « c’est fou » même si ça ne l’est pas parce que je trouve que ça me donne un air enthousiaste (malgré le non-café, le début et la fin de la semaine donc !)

Dans la rame on est collées l’une contre l’autre sans rien avoir à se dire. Et comme on a rien à se dire on râle sur le temps qui est pourri, le métro qui est bondé et les gens qui pu. Puis c’est ma station. Je dis « c’est ma station » 500 mètres avant l’arrêt du train pour lui faire comprendre subtilement qu’elle n’est pas obligée de se forcer à trouver un nouveau sujet de conversation ( la pollution ? Notre ancien prof de math ?). Et comme elle comprend le message et que le quai est encore un peu loin et qu’il y a un comme qui dirait un gros blanc je dis « Il faut qu’on se prenne un verre un de ces quatre ». Elle dit « trop » sur le même ton que j’ai dis « c’est fou ! ». Arrivées au quai on se fait la bise, je lui souris, elle me sourit. Je sais qu’elle sait que je ne vais pas l’appeler. On se reverra à la prochaine panne de réveil. Et ce sera fou. On parlera de notre prof de math tiens.

It was Wednesday morning. I hadn´t fully recovered from the beginning of the week yet, and was already tired at the simple thought of its end.

I was on the metro platform when I saw her. An old high school friend. I say old because even if I still feel like I´m 16 in my head, I have to admit that in reality, it´s not exactly the case. So she´s there, that old high school friend, not really a friend actually but definitely more than an acquaintance. The girl I used to talk to in the hallways and who probably lent me her notes once or twice when I got sick. More like once rather than twice ´cause in high school I never got sick. Well… I was never absent. My parents are of those who believe that as long as you can breathe, you can go to class.

Anyways, so I see her, she sees me, I smile to her and she smiles back and, while smiling, she walks toward me. She talks to me. Besides the fact that I´m wearing my headset, I´ve got bags under my eyes and my ¨I-haven´t-had-my-coffee-yet-please-don´t-talk-to-me¨ face on.

She asks for some news: if I still like swimming, even though it´s been 8 years since I´ve swam and I never liked it and if I ended up becoming a history teacher. Reminding me that it´s what I wanted to do before I found out how hard of a program it was to get into and before I discovered fashion and social media.

She asks me how I´m doing and where I live and if I´m still friends with that girl who never wore coats even when it was snowing and tells me that it´s funny that we´ve never bumped into each other even though we take the same metro every morning. I tell her that yes it is crazy but not that much actually because this morning my alarm didn´t work and that I am therefore late by 30 minutes. I say ¨it´s crazy¨ even if it´s not because it makes me look more enthusiastic (besides the non-coffee and the beginning and the end of the week!).

In the wagon, we´re stuck next to each other and we have nothing to say. And because we´ve got nothing to say we complain about the shitty weather, the overcrowded metro and stinky people. And then, it´s my stop. I say ¨it´s my stop¨ 500 meters before the actual stop to make her understand she doesn´t have to come up with a new topic of conversation (pollution? Our old math teacher?). And because she understands the message and the platform is still a bit far and that there´s a super awkward silence, I say ¨we should grab a drink some time¨. She says ¨sure!¨ in the same tone I used when I said ¨it´s crazy!¨. Before leaving, we kiss on the cheeks, I smile at her, she smiles back. I know that she knows that I won´t call her. We´ll see each other the next time the alarm doesn´t work. And it will be crazy. Maybe we´ll talk about our math teacher.

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Crédit photos : Beaauuu Paris

Traduction by Lily’s words

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2 Comments

  • Reply 8fiet1ga

    Trop drôle !

    10 octobre 2017 at 9:15
  • Reply chachahihi

    j’aime beaucoup ton haut qui est super original
    gros gros bisous

    17 octobre 2017 at 11:41
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