JE SUIS ALLÉE FAIRE LES COURSES EN JOGGING

Je suis devenue cette fille qui fait les courses en jogging.

Pourtant c’était mal parti pour. Je fais déjà parti de ces gens qui conchie le principe même de homewear : l’idée de rentrer chez moi et de me changer pour enfiler quelque chose de « plus confortable » me donne de l’urticaire. Ce que je porte la journée je le porte le soir. Et même si je suis seule chez moi je me refuse l’idée de me laisser aller en jogging informe et tee-shirt troué dans mon canapé. Même si c’est pratique. Parce que quand le pratique prend le pas sur l’esthétique on peut très vite se retrouver à porter des crocs et des grenouillère… quoi que les grenouillères ne soient en fait ni belles ni pratiques. Mais du coup je milite contre le pratique. Chez moi par exemple – ce n’est que mon humble avis – tout est beau ; pour mes amis rien n’est pratique : ni les tables basses qu’il faut empiler quand je déplie le canapé-lit, ni la pile de chaussures qui m’empêche de totalement ouvrir ma porte et encore moins ces plantes partout qu’il faut enjamber au moindre pas. Mais au moins c’est beau.

Du coup pas de homewear pour moi le week-end non plus, je me refuse d’être cette fille qui traîne en pyjama jusqu’à midi sous prétexte que je ne dois pas aller travailler. En fait je suis bien plus chic le samedi et dimanche que le reste de la semaine : talons, robes, rouge à lèvre : toutes ces choses que je ne porte pas au bureau je les mets chez moi pour cuisiner, recevoir des amis, sortir. Du coup … que c’est il passé ?

Ce qui c’est passé c’est que je suis une couche tôt. Et que je porte des pyjamas pour dormir. Original, je sais.

Là où je veux en venir c’est qu’il m’arrive de ne prendre conscience du vide intersidéral de mon frigidaire seulement au moment ou je suis au lit et que je me rends compte que « tiens j’ai faim ». Je sors donc de mon lit, j’essaie de trouver un truc qui traine et là rien. Pas de boites de lentilles, pas de soupe lyophilisée. Juste des glaçons dans le congélateur et du coca sur une étagère. Pas vraiment de quoi me composer un plateau télé.

Alors comme j’ai faim et que j’ai la flemme je fais ce truc affreux, ce truc qui devrait etre interdit : j’enfile un sweat large par dessus mon tee shirt et un jogging informe par dessus mon short. Je rattache mes cheveux en crotte sur le sommet de ma tête et je sors comme ça. Sans sac. Les clés dans une main, l’argent dans l’autre. Et quand je me croise dans le miroir de l’ascenseur je comprends que je viens de tomber dans le royaume du pratique. Et ça me fait de l’urticaire.

I’ve become the kind of girl who does her shopping in sweatpants.

Although it wasn’t off to such a good start. I’m one of those people who don’t even comprehend the concept of homewear: the idea of going home and changing into something “more comfortable” gives me hives. What I wear during the day, I also wear in the evening. And even if I am alone at home, I am completely against the idea of putting on old sweatpants and a shapeless t-shirt to relax on my couch. Even if it’s practical. Because when practical prevails over aesthetic, you can very quickly find yourself wearing crocs and a onesie… although onesies are not pretty nor practical actually. But then, I am militantly against what is practical. At home for example – and that’s my humble opinion – everything is pretty; for my friends, nothing is practical: not the coffee tables that I have to stack up every time I unfold the couch nor the pile of shoes that keeps me from fully opening my door and even less all those plants everywhere that I have to step over to get anywhere. But at least it’s pretty.

Consequently, no homeward for me on the weekends either, I refuse to be that girl hanging around until midday under the pretext that I’m not working that day. Actually, I’m a lot more chic on Saturdays and Sundays than I am during the week: heels, dresses, lipsticks: all the things I don’t wear at the office, I wear at home to cook, host friends, go out.

So… what happened?

What happened is that I am an early bird. And I wear pyjamas to go to sleep. Original, I know.

My point is that it happens that it’s only when I am in bed that I realise how empty my fridge is and that “mmm I’m hungry”. So I get out of bed, I try to find something and…nothing. No lentils, no dried soup. Just ice cubes in the freezer and some coke on a shelf. Not really enough to get a TV tray.

Consequently, because I’m hungry and too lazy, I do that horrible thing that should be forbidden: I put on a large sweater over my tee-shirt and a pair of shapeless sweatpants over my shorts. I put my hair up in a bun and I go out like that. With no bag. With my keys in one hand and money in the other. And when I see myself in the elevator mirror, I understand that I have fallen into the kingdom of practicality. And it gives me hives.

Pantalon Alice & Olivia II Tee-shirt personnalisable Etam II Veste en jean Primark II Sac Sandro –

Crédit photo : Alex Fashion Break

Traduction by Lily’s words

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3 Comments

  • Reply chachahihi

    j’aime beaucoup cette tenue
    ce pantalon est canon
    gros gros bisous

    15 octobre 2017 at 10:06
  • Reply Caroline et Eric MARGAIL

    Ma fille est un vrai phénomène, je vous le dit!

    16 octobre 2017 at 5:57
  • Reply Caroline et Eric MARGAIL

    Désolée pour la faute d’orthographe, je suis un mauvais exemple! Je le diS

    16 octobre 2017 at 5:59
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