J’AI PRIS LE TRAIN [première partie]

Vendredi matin. J’arrive au travail avec ma valise. J’ai un train en tout début d’après-midi, j’ai posé ma demi-journée pour aller voir ma sœur dans ce qu’on peut appeler le trou du *** du monde. Assise sur mon fauteuil à roulette je suis ultra productive, je ne prends même pas de pause cigarette pour finir mon travail à temps et choper le RER de 11h51. À 11h45 je suis dans les ascenseurs et tout va bien. J’ai même eu temps de passer trois fois aux toilettes… je suis toujours un peu tendue quand je prends le train et applique donc ce truc de « la première fois parce que j’ai besoin, la deuxième au cas où et la troisième parce que mieux vaut trop que pas assez« . [on est très content de le savoir !]

À 11h52 je suis posée dans le wagon. À 12h25 je suis à Montparnasse. En avance donc. J’ai du coup le temps pour cette cigarette donc je me suis privée [désolée Maman]. Et pour acheter des magazines au relais, un coca au distributeur et un sandwich au petit-monsieur-où-tout-le monde-fait-la-queue… parce que la dame dans les hauts parleurs vient d’annoncer que mon train était retardé et que si les panneaux indique 20 minutes de retard on ne me la fait pas à moi ! Les retards de la SNCF je m’y connais ; c’est comme les chiffres de la police, ça se multiplie par 3.

Je suis donc là dans le froid à manger mon sandwich et à me coincer des graines de pavots dans les dents quand la voix annonce aux passager du train d’à côté qu’il va falloir évacuer parce que y’a un sac à dos vert et violet qui traîne sur le quai. J’ai une pensée pour les pauvres âmes en peine qui, confortablement assises dans leur siège à attendre le départ doivent retourner dans le hall de la gare. Et une autre pour la personne qui a oublié son sac à dos et qui en plus de ne pas avoir de tête ne semble pas avoir beaucoup de goût (vert et violet sérieusement ?)

Au moment où j’avale mon dernier morceau de jambon les passagers d’un deuxième train sont aussi évacués et les policiers entre en scène. Je commence à avoir vraiment froid aux doigts et mon train est maintenant indiqué avec un retard de 40.

Le temps qu’ils explosent le sac abandonné mon train est annoncé voie 22. Mouvement de foule. Ah non contre ordre, demi-tour toute, voie 19 en fait. Re-mouvement de foule.

À 14h00 mon train démarre enfin avec un sympathique retard d’une heure (Ah qu’est-ce que je vous disais !!).

À 15h30 je suis à Rennes, avec suffisamment de retard pour avoir raté ma navette, celle qui ne passe qu’une fois toutes les deux heures. La gare est en travaux et à priori pour se payer les rénovations ils ont décidé de faire des économies sur les panneaux. Je trouve donc un gentil monsieur qui m’indique la gare routière d’un air désabusé parce que quand même, c’est simple « vous prenez l’ascenseur jusqu’au -1, vous tourner à gauche dans le parking, vous prenez les escalators pour remonter puis vous tournez à droite et ce sera indiqué« . Effectivement passé le labyrinthe c’est indiqué. Ce qui l’est moins c’est mon bus. Retour à la case information donc où je m’entends dire que le bled dans lequel je veux me rendre Ben, monsieur-gentil ne sait pas comment on y va, désolé mademoiselle… pas autant que moi monsieur (plus si gentil !)

Bien, puisqu’aucun bus ne peut m’amener à MA destination je vais prendre un autre bus pour une autre destination qui me rapprochera toujours un peu de MA destination.

Départ donc pour Paimpont – oui oui comme les forges. Là, la gentille dame du bus (dans ma vie au départ tout le monde est gentil) me dit qu’il faudrait quand même que je repaie mon billet parce que celui que j’ai n’est pas pour la même direction et qu’en plus il était il y a une heure. Sans blague ?! Ce n’est pas grave, bonne poire je repaie sans oublier de demander s’il serait possible de me dire où se trouve l’arrêt du bus à Paimpont histoire que ma sœur en venant me chercher sache où me chercher justement. Il est dans le centre. « Le centre proche de l’église ? De la mairie ? » : d’un rond-point. Bien. Faisons comme ça alors puisque je ne peux rien tirer de plus de cette brave dame (plus si gentille non plus…), qui me propose aimablement sinon d’attendre le prochain bus… dans une heure ! J’en rêvais ! Une autre heure dans le froid, que n’y ai-je pensé par moi-même !

Finalement au bout de 40 minutes je comprends mieux ce que la dame a voulu me dire quand elle a parlé du « seul arrêt de la ville » parce qu’à part un arrêt de bus et trois maisons qui se battent en duel je ne vois pas grand-chose ! Ah si je vois ma sœur !

Un trajet comme un autre dans ma vie !

Nora bene : si comme moi vous avez le syndrome de Murphy n’oubliez jamais que derrière chaque mésaventure se cache une bonne histoire ! Et restez connecté.e.s pour la suite : le chemin du retour !

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