J’AI FAIS LES MAGASINS

Comme chaque fois que je me pose à mon clavier, que cela soit celui de mon portable ou de mon ordinateur, j’aime que cela soit pour une bonne raison, pour soulever de vraies questions, élever le débat, apporter un point de vu constructif sur des sujets de société…

C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai trouvé intéressant de parler de ce sentiment que je ressens quand je fais les magasins, et que la sonnette d’alarme se déclenche quand je passe le portique. En entrant. Pas en sortant, pas au moment où j’ai tous mes achats au bras et que je pourrais craindre les regards malveillants qui me soupçonneraient d’avoir glissé un truc dans mon sac entre la caisse et la porte… non vraiment quand je passe la porte. Que j’entre dans le magasin. Que je n’ai même pas encore eu le temps de toucher un seul vêtement. Et que ça sonne. Et que je ne peux pas m’empêcher de m’arrêter, de regarder le vigile avec mes yeux tout ronds ; c’est limite si je ne lève pas les mains en l’air et si je ne demande pas à ce qu’on me fouille. Alors que vraiment, au risque de me répéter, je ne fais qu’entrer.

Pareil dans la rue, quand j’entends une voiture de police. Je me gare sur le coté. Enfin, je n’ai pas mon permis donc c’est une façon de parler. Ni permis ni voiture à conduire sans permis du coup, sans quoi, j’aurai une vraie raison de me mettre sur le coté. Non non, je gare mon corps sur le coté. Je me mets à disposition. Comme si j’étais dans un film, comme si des mecs en uniforme allait me demander « il est passé par ou ? » et comme si je pouvais avoir une réponse à leur fournir.

A l’aéroport, je vous laisse deviner l’histoire… de plus avec ma chance légendaire vous pouvez être sur que le contrôle de valise aléatoire tombera sur moi. Et je suis là à chaque fois, à trembler devant le douanier, persuadée qu’à tous les coups c’est interdit de voyager avec un gel douche à la fleur d’oranger et qu’on va me confisquer mon coupe ongle. Et que je ne pourrais plus partir. Et que je vais finir en garde a vue.

Je pense qu’on peut dire que ma conscience n’est pas la personne la plus détendue de la terre.

Du coup j’ai une solution : j’achète en ligne.

Transition parfaitement trouvée pour vous parler de cette veste Ba&sh trouvée sur de Bijenkorf, que j’adore beaucoup ; j’ai la sensation qu’il manquait une veste cintrée à ma vie. Et depuis qu’elle est dans mon placard, ou plus particulièrement sur mes épaules, je me sens mieux. Prête à affronter les sirènes de police et tous les douaniers de la terre.

Et comme c’est bientôt mon anniversaire, de façon presque subtile je me permets d’ajouter ici quelques autres petites choses qui font battre mon coeur, mais pour de bonnes raisons comme : une paire de boots bien hautes, bien taillées, bien 2021 style, le Tess de chez Chloé et les boucles d’oreilles qui vont avec (sinon a quoi bon hein !), après je ne dirais pas non, non plus à ce modèle Marc jacobs coloré, trop à mon image pour ne pas finir dans mon placard, et évidemment n’importe quoi de chez Ganni fera également l’affaire : l’homme si tu passes par là corriger mes fautes d’orthographes, tu sais ce qu’il te reste à faire.




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