C’est arrivé alors que j’étais au café avec une amie dans la perspective de « juste un verre et je vais me coucher » quand elle m’a dit « Vient-on sort ». Comme pour moi le fait d’être assise à la terrasse d’un café constituait déjà une sortie en soi, je n’étais pas vraiment vraiment chaude pour sortir ailleurs.

Le problème c’est qu’après avoir commandé un dîner pour accompagner mon troisième verre j’avais déjà beaucoup perdu en crédibilité. J’ai bien tenté de refuser sous le prétexte que 1. Je-travaille-moi, 2. Je suis en baskets, et 3. C’est loin et j’ai la flemme (toujours elle…)

Mon amie, qui décidément avait vraiment envie de sortir a bien évidemment balayé tous mes arguments grâce à la formule magique « on-prend-un-taxi-en-plus-je-connais-les-videurs-et-puis-YOLO » qui marche à tous les coups sur une pauvre fille sans volonté dans mon genre. Et comme le taxi arrivait je ne pouvais vraiment plus rien ajouter.

(…)

Cela faisait environs trois ans que je n’avais plus mis les pieds dans une boîte de nuit. Il faut dire que j’entretiens avec ces lieux la même relation qu’avec les Mcdos. Le genre de relation un peu conflictuelle, genre je t’aime, mais de loin et pas trop souvent surtout.

Nous sommes donc arrivées super tôt dans une boîte à moitié déserte. En l’espace de 15 minutes une vague de minets parisiens en vacances à pris possession des lieux et nous sommes allés nous réfugier dans le fumoir, cet endroit merveilleux ou tout le monde s’enfume joyeusement dans une pièce non chauffée qui pue le tabac froid.

Après avoir avalé dans nos poumons les fumées de tout Paris nous avons décidé d’aller danser. Parce que j’adore danser ! Mais là l’idée d’aller me dandiner au milieu d’une foule d’ado pré-pubères ça ne me disait pas tant que ça. Disons que capricieuse pour capricieuse je préfère danser dans des espaces où mon corps n’entre pas en contact permanent avec ceux d’inconnus suants.

Alors on est retourné au fumoir, lieu de rencontre par excellence ou nous avons fini par retrouver par hasard des connaissances qui travaillaient aussi le lendemain.

A une heure du matin on a tous rendus les armes. Je n’aurai plus jamais 15 ans… et je me suis réveillée avec l’impression d’en avoir 40.

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Illustration by René Gruau

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