Avant – avant quand je n’avais pas mon bac et encore mes dents de sagesse – je n’aimais pas porter des jupes. Au grand désespoir de ma mère je portais des jeans tous les jours et préférais encore hyper ventiler dans la salle de math surchauffée plutôt que de montrer mes jambes voir pire : mes cuisses que, comme toutes les adolescentes complexées de la terre, j’avais en horreur. C’est un peu près à cette « époque » si mes souvenirs sont bons – ils le sont – que j’ai commencé à dire que j’avais des jambes de poney. On admire la douceur que j’avais pour moi même et la pertinence de mes comparaisons.

L’hiver par contre je refusais de porter un manteau. Le grand mal des ados qui n’ont rien trouvé de mieux pour affirmer leur différence. Puis il faut dire que ma meilleure copine de l’époque m’avait fait l’affront d’acheter le même que moi ! Le même ! Notre amitié n’a pas survécu à ce crime de lèse majesté et j’ai passé l’hiver cachée dans un immense anorak tribord. Je préférais encore être affublée d’une capuche en forme de casquette de pêcheur que d’être habillée pareille qu’une autre. J’étais très angoissée à l’idée qu’on puisse penser que c’était MOI qui l’avait copié.

Toujours dans cet avant je ne savais pas trop quoi faire de mon corps. Un peu comme quand vous vous retrouvez toute seule pendant une soirée et que vous faite semblant de regarder votre portable pour vous donner une contenance en attendant que quelqu’un vienne vous proposer un nouveau petit four.

Tout pareil mais sans les petits four, et sans le téléphone.

J’avais donc trouvé ce truc absolument révolutionnaire : je mettais les mains dans les poches arrière de mon jean pour me donner une dégaine décontractée tout en cachant mes fesses et déformant par la même occasion tous mes pantalons. J’avais beaucoup d’imagination.

Je faisais ça tout le temps. Même quand je marchais. Je vous laisse imaginer la scène. Ou en fait non, n’imaginez pas ça vaut mieux.

Que c’est il passé depuis ? J’ai passé mon bac ? Je me suis fais opérer des dents de sagesse ?

Tout étant que désormais dès que le thermomètre – afin l’appli météo de mon portable – annonce plus de 15 degrés je sors les jambes. Les jambes. Les bras. Tout. Je fais le grand déballage de peau comme le savent si bien faire les parisiens en mal d’UV.

Je ne sais toujours pas quoi faire de mes mains mais désormais j’ai un portable !

– Trench H&M II Jeans Asos II Shoes Castaner II Belt Maison Bonnet

Crédit photo : Beaauuu Paris

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5 commentaires

  1. Ahah je vois TRES BIEN de quel anorak tu parles! J’ai bien rigolé en lisant l’article!

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