Je n’aime pas trop trop les ascenseurs.

Au bureau, je travaille au quatrième étage. Je pourrais prendre les marches et muscler mes fesses mais comme pour beaucoup d’autres choses : j’ai la flemme. Je prends donc l’ascenseur. Un ascenseur super violent, à la limite de l’agressivité qui referme ses portes sur moi une fois sur deux, et une fois sur deux c’est le jour où j’ai un café brûlant dans les mains. Je vous laisse faire le calcul vite fait (c’est des stats !) mais ça fait quand même un nombre de fois assez régulier dans la semaine ou je renverse mon breuvage au mieux, au milieu du passage, au pire sur moi et, au pire du pire sur une blouse blanche qui devient donc marron ET transparente. Le pied pour être prise au sérieux en réunion. Du coup je n’aime pas cet ascenseur.

Chez moi c’est pareil. J’habite au 7ème étage. Je pourrais prendre les escaliers, mais encore une fois… Bref, vous l’aurez compris j’ai la flemme. L’ascenseur chez moi n’est pas violent. Il est même plutôt tranquille, voire très tranquille. Rien que le temps de l’ascension, ou de la descente j’ai le temps de me maquiller, de checker tous mes emails et même d’y répondre. Quand je suis seule.

Parce que le problème des ascenseurs c’est qu’il faut parfois les partager avec les voisins de palier à qui je n’ai pas grand-chose à dire. Seulement quand on atteint le stade d’intimité ou il faut monter l’un sur l’autre pour tenir dans l’habitacle on ne peut pas décemment se contenter de dire bonjour d’un signe de tête, ou sinon on prend le risque que s’en suive un silence ultra gênant ou chacun regarde défiler les étages d’un air désespéré.

Du coup j’ai dans ma tête un stock de conversations minutées pour passer le temps. Un exercice intellectuel que je déteste pratiquer tant que je n’ai pas pris mon café du matin (celui que je prends au travail et que je renverse régulièrement donc.)

Et puis le problème des ascenseurs c’est quand ils s’arrêtent. Sans raison. Entre deux paliers. Et que vous vous retrouvez la, coincée, pile au moment où votre portable n’a plus de batterie, pile au moment où vous voulez aller aux toilettes, pile au moment où vous êtes en retard, pile au moment où vous êtes claustro. Ou les quatre en même temps.

Autant de raisons qui devraient normalement me pousser à prendre les escaliers…

Seulement j’aime aussi beaucoup les ascenseurs, leur joli lumière jaune qui me donne un teint d’endive même quand je rentre de deux semaines de vacances, les petites musiques d’ambiance que je shazammerais bien si seulement il me restait de la batterie, les rencontres avec la fille de la compta à qui je peux refiler les factures de bon matin, les bonnes odeurs laissé par les précédents occupant de l’espace « hum, sueur n°5, j’adore ! ».

Autant de choses que je ne pourrai pas apprécier si je prenais les escaliers en somme !

– Top Gat Rimon II Jupe Stradivarius II Sandales K-Jacques II Sac Pinko II Lunettes de soleil Rayban –

Crédit photo : Beaauuu Paris

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